Éthiopie : une étape clé franchie avec la finalisation de l’étude des contraintes du secteur horticole dans le cadre du programme MAHEBER

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Le programme MAHEBER franchit une étape déterminante dans son ambition de transformation du secteur horticole éthiopien avec l’achèvement d’une étude approfondie des contraintes structurelles qui freinent son développement.

Lancée en septembre 2025, cette étude a permis de conduire une analyse complète de la chaîne de valeur horticole en Éthiopie. L’approche adoptée s’est voulue systémique, couvrant l’ensemble de l’écosystème — de la production à la commercialisation — afin de mieux comprendre les dynamiques qui influencent la performance du secteur.

L’analyse a porté à la fois sur l’environnement politique et réglementaire, les dynamiques des acteurs publics et privés, ainsi que sur les conditions concrètes de production, de transformation et d’accès aux marchés. Elle a également intégré les évolutions rapides du contexte international, notamment le renforcement des exigences en matière de sécurité sanitaire et phytosanitaire, les certifications environnementales et biologiques, l’évolution des attentes des acheteurs, ainsi que la concurrence accrue d’autres pays exportateurs.

Les enjeux logistiques ont fait l’objet d’une attention particulière, mettant en évidence des contraintes persistantes telles que le coût élevé du fret aérien, la fréquence limitée des vols cargo, les délais de transit prolongés et certaines contraintes fiscales.

Afin d’ancrer l’analyse dans la réalité du terrain, l’étude s’est appuyée sur une large diversité de sources : données institutionnelles, publications sectorielles, contributions de l’Ethiopian Horticulture Producer Exporters Association (EHPEA), enseignements issus de programmes financés par l’Union européenne, ainsi que des échanges directs avec les acteurs du secteur. Des entretiens, groupes de discussion et consultations ont permis d’intégrer les perspectives des professionnels tout au long du processus.

Cette démarche a permis d’identifier dix contraintes majeures affectant la compétitivité du secteur. Parmi celles-ci figurent l’accès limité à du matériel végétal de qualité et sain, le manque de main-d’œuvre technique qualifiée, les insuffisances des infrastructures de conditionnement et de chaîne du froid, le déficit de laboratoires accrédités, ainsi que des lacunes en matière de pratiques de benchmarking à l’export. L’étude met également en lumière des enjeux plus systémiques, tels que des approches commerciales encore réactives chez certains exportateurs, des délais dans les processus d’enregistrement des produits, la circulation d’intrants contrefaits, ou encore les difficultés d’accès au financement et aux devises.

Au-delà du diagnostic, l’étude souligne la nécessité d’une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Elle appelle à une coopération accrue entre opérateurs économiques, autorités réglementaires, prestataires logistiques, distributeurs et producteurs, y compris les petits exploitants. Elle insiste également sur l’importance de structurer une stratégie de promotion coordonnée, à la fois au niveau national — notamment en matière d’image et de positionnement — et au niveau des entreprises, en particulier les micro, petites et moyennes entreprises.

Un atelier de consultation et de validation, organisé le 26 février 2026, a permis de consolider les résultats de l’étude, de favoriser un dialogue approfondi entre partenaires techniques et de valider collectivement les conclusions avec les parties prenantes publiques et privées.

L’étude a été officiellement présentée lors du salon Hortiflora, le 25 mars 2026, en présence de l’Ethiopian Agricultural Authority (EAA), de l’EHPEA, des partenaires au développement et des principaux acteurs du secteur. Elle entre désormais dans sa phase finale de publication et sera prochainement diffusée à large échelle.

Plus qu’un simple exercice analytique, cette étude constitue une base stratégique pour orienter les investissements, les réformes et les partenariats à venir. Elle marque le point de départ d’une dynamique de transformation visant à renforcer durablement la compétitivité et la performance du secteur horticole éthiopien dans le cadre du programme MAHEBER.

Cette activité est mise en œuvre par le COLEAD et soutenue par le Programme MAHEBER (Mobilizing Actors in Horticulture for Entrepreneurship and Boosting Ethiopian Resilience), financé par l’Union européenne à travers la délégation de l’UE en Ethiopie. Cette communication a été réalisée avec le soutien financier de l’UE. Son contenu relève de la seule responsabilité du COLEAD et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’UE.