- 08/06/2026
- Posted by: Sandra Borma
- Category: Actualités

En bref
- Le 4 mai 2026, une session de restitution de l’étude sur les facteurs bloquants de la filière horticole béninoise a réuni 37 participants des secteurs public et privé.
- Cadre : Programme de Renforcement des Capacités Commerciales (PRCC), mis en œuvre par le COLEAD avec le soutien de l’AFD.
- Goulots identifiés : accès au financement, infrastructures, conformité sanitaire et phytosanitaire (SPS), organisation des filières.
- Enjeu central soulevé : le manque de coordination entre acteurs publics et privés, illustré par l’intervention de l’ABSSA.
- Prochaine étape : co-construire un plan d’action et un dialogue public-privé structuré pour lever durablement ces obstacles à l’export.
Une approche participative pour un diagnostic partagé
La session a permis de présenter les principaux goulots d’étranglement identifiés dans la filière horticole béninoise — accès au financement, infrastructures, conformité sanitaire et phytosanitaire (SPS), organisation des filières —, de partager les premières orientations d’action et d’engager un échange constructif avec les acteurs. Leurs contributions seront intégrées dans la version finalisée de l’étude, qui sera partagée prochainement avec l’ensemble des parties prenantes.
La parole aux acteurs : un besoin de dialogue structuré
Parmi les interventions marquantes, celle de Gbodja Hugues Assongba, Directeur des Politiques et Programmes de Contrôle à l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA), a pointé un enjeu structurel : « Une faiblesse que je souhaite aborder concerne l’absence d’une collaboration et d’une coopération entre les promoteurs et les Autorités en charge de la sécurité sanitaire des aliments et de l’Autorité phytosanitaire. C’est pourquoi cette plateforme serait la bienvenue. » Il a souligné que les autorités compétentes ne sont généralement pas informées des démarches de certification privée engagées par les entreprises, et ne sont souvent sollicitées qu’au stade de la gestion des non-conformités — une intervention réactive plutôt que préventive. Une illustration directe de l’un des blocages identifiés : le manque de coordination entre public et privé, qui fragilise la compétitivité et complique l’accès aux marchés d’exportation.
Un écho médiatique
La session a suscité l’intérêt d’Agratime, média béninois de référence sur les questions agricoles, qui a consacré un article détaillé aux résultats de l’étude et aux perspectives de la filière.
Vers un dialogue public-privé structuré
Au-delà de la restitution, la session marque une étape vers un dialogue structuré entre acteurs publics et privés. L’objectif : co-construire un plan d’action fondé sur les priorités identifiées et porté par les acteurs eux-mêmes, afin de renforcer la coordination et la circulation de l’information, et de lever durablement les obstacles au développement de la filière et à l’accès aux marchés d’exportation. En facilitant ce diagnostic partagé, le COLEAD contribue au renforcement de la compétitivité de l’horticulture béninoise.
Pour aller plus loin
L’article détaillé publié par Agratime est disponible ici :
La version finalisée de l’étude sera partagée prochainement avec les parties prenantes.
Cette activité est soutenue par le Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC), mis en œuvre par le COLEAD, avec l’appui financier de la République française à travers l’Agence française de développement (AFD). Cette communication a été produite avec le soutien financier de l’AFD. Son contenu relève de la seule responsabilité du COLEAD et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l’AFD.





