Guinée : une filière pomme de terre en croissance, encore à structurer

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En bref

  • La pomme de terre s’impose comme une filière en croissance en Guinée, portée par les régions de Mamou et de Labé.
  • La demande intérieure augmente, sous l’effet de l’urbanisation et de l’évolution des habitudes alimentaires.
  • Le développement reste bridé par quatre verrous : semences, stockage, transport et transformation locale.
  • La Côte d’Ivoire ouvre un débouché régional prometteur.
  • Un nouveau profil de marché du COLEAD trace la voie pour passer d’une filière qui grandit à une filière mieux organisée.

Pourquoi cette étude ?

Réalisée dans le cadre du projet Agriéco — financé par Enabel et mis en œuvre par le COLEAD en consortium avec iCRA —, l’étude actualise l’analyse de la filière pomme de terre guinéenne et identifie des pistes concrètes pour renforcer l’accès aux marchés, la résilience et la création de valeur. Elle paraît à un moment charnière : la production augmente et la demande intérieure évolue, mais le secteur doit encore lever plusieurs verrous structurels — intrants, stockage, transport, organisation des marchés et transformation.

Ce travail relève du département Market Insights du COLEAD, qui produit et diffuse études et profils de marché pour éclairer les décisions des acteurs des chaînes de valeur et faciliter l’accès à de nouveaux débouchés.

Trois leviers prioritaires

Sécuriser les intrants. La dépendance aux semences importées et leur coût élevé pèsent lourd. Produire et conserver les semences localement permettrait de réduire les coûts, de régulariser l’approvisionnement et de renforcer l’autonomie des producteurs.

Investir dans le stockage et la logistique. Faute de capacités adaptées, les producteurs vendent souvent juste après la récolte, quand les prix sont au plus bas. Plateformes de stockage, chambres froides et transport mieux organisé réduiraient les pertes et stabiliseraient les prix.

Structurer les débouchés et la transformation. La demande intérieure progresse et des opportunités régionales existent, notamment en Côte d’Ivoire — à condition d’un approvisionnement plus régulier et fiable. En parallèle, la transformation en chips ouvre une voie réaliste pour créer plus de valeur localement, y compris à partir d’autres tubercules guinéens.

L’enjeu

Passer d’une filière qui grandit à une filière mieux organisée : capable de sécuriser les revenus des producteurs, de répondre à la demande urbaine et régionale, et de créer plus de valeur ajoutée en Guinée.

Pour aller plus loin

L’étude complète détaille la production, les débouchés, les infrastructures logistiques, les opportunités de transformation et des recommandations opérationnelles. À lire ici :

Profil de Marché de la pomme de terre en Guinée

 

Lprojet Agriéco, mis en œuvre en Guinée, avec le soutien financier de l’Agence belge de développement (ENABEL). Cette publication a été produite avec le soutien financier d’ENABEL. Son contenu relève de la seule responsabilité du COLEAD et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position officielle d’ENABEL.